Jardin des plantes médicinalesCrédit photos : Musée de SalagonObservez les plantes, en déplaçant la souris - Aide |
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Les "plantes-remèdes" de la pharmacopée médiévale sont issues d'un savoir intuitif et empirique qui se mélange aux superstitions populaires. Les plantes sont utilisées seules (simple médecine de Platéarius) ou en associations avec d'autres plantes, des épices voire des minéraux (médecine composée de l'antidotaire Nicolas). Les plantes sont prescrites par le médecin, l'apothicaire, l'herboriste ou le chirurgien barbier. De nombreuses guérisseuses connaissent aussi l'emploi des plantes qui guérissent. "Les remèdes portent la signature du mal ou de la partie du corps auxquels ils sont destinés" (Pierre Lieutaghi). On croit à l'analogie entre particularités des végétaux et manifestations de la maladie : la pulmonaire, plante aux feuilles tachées de blanc, soigne le poumon. |
Verveine - Common vervainLa verveine officinale (verbena officinalis) est une plante de 35 à 80 cm de haut, à petites fleurs lilas. Elle fait partie, comme la sauge, des panacées (remède universel) médiévales : Platéarius recommande de suspendre la racine au cou du malade pour le guérir de l'enflure du cou, de porter la verveine en couronne contre les maux de tête, de la donner en poudre contre les douleurs de poitrine. La verveine guérit les piqûres d'araignées (vin), les morsures de chien enragé ou de serpent (feuilles en emplâtres), la jaunisse, la fièvre tierce et quarte. La verveine ou herbe à sorciers ou herbe sacrée est utilisée dans les pratique magiques ou divinatoires. Platéarius en donne une recette : "pour avoir l'amour d'un homme, oins-toi les mains de jus de verveine puis en touche celui dont tu veux être aimée". |
Romarin - RosemaryRomarin de la Drôme, photos J.Bouchut. Ramon Llull, médecin catalan du 14e siècle, décrit le premier la distillation du romarin. Le romarin est surtout utilisé au Moyen Age comme cordial, diurétique, tonique nerveux et digestif. Le romarin a connu son heure de gloire à partir du 17e siècle, avec l'eau de la reine de Hongrie : antirhumatismal composé de fleurs de romarin distillées et fermentées avec du miel, attribué à la reine Isabelle (14e siècle). On récolte au printemps les sommités fleuries qu'on utilise en tisanes comme antispasmodique. Le vin de romarin est stimulant pour les convalescents et les surmenés ainsi qu'un remède des maladies du foie. |
Souci - Pot marigoldCi-dessus photo Salagon. Le souci est un excellent cicatrisant redécouvert par l'homéopathie. L'infusion de fleurs de souci peut s'utiliser contre la grippe, la bronchite et la pneumonie. |
Millepertuis - Saint John's wortAppelé herbe à mille trous (millepertuis) parce que ses feuilles sont piquetées de nombreux points transparents (poches à essences) qu'on peut voir à contre-jour. Le millepertuis est une plante à grandes fleurs jaunes qui se cueillaient traditionnellement à la fête de la St Jean (24 juin). On l'appelle, pour cela, herbe saint-Jehan au Moyen Age. Le millepertuis était connu comme diurétique, remède hépatique et "chasse-diable", contre les maléfices. On l'utilise encore, en médecine populaire, en macération huileuse contre les brûlures, les ulcères et les plaies. En homéopathie hypericum perforatum (son nom scientifique) est utilisé en particulier en cas de traumatisme des nerfs. |
Mauve - Common mallowMalva sylvestris ou mauve est une plante à tige velue et fleurs mauves, qui fleurit de juin à août aux alentours des villages et des terres riches en nitrates. Ses jeunes pousses étaient mangées par les romains : Cicéron qui l'adorait en eut une indigestion et Pline utilisait son suc pour combattre les malaises. Platéarius recommande de serrer de la racine de mauve entre ses dents en cas de mal de dent et de s'oindre de jus de mauve mélangé à de l'huile d'olive contre les piqûres d'abeilles. La mauve a des propriétés laxatives (jeunes pousses en salade) et calme les inflammations de la bouche. Elle s'emploie aussi en cas de toux et de bronchite. |
Sauge sclarée - Clary sagePlante médicinale considérée comme une panacée (remède universel) au Moyen Age, Salvia (de salvare : sauver) sclarea, la sauge sclarée est aussi appelée "toute-bonne". Chaude et sèche, selon la classification hippocratique, la sauge est stimulante et antispasmodique. Elle favorise aussi la cicatrisation des plaies. Platéarius dit d'elle : "une sauce faite de sauge, persil, vinaigre et un peu de poivre excite l'appétit perdu à cause d'humeurs froides dans l'estomac". Le vin de sauge est d'origine médiévale. La sauge est également utilisée en cuisine : Maître Chiquart propose une recette qu'il appelle "froide sauge" et la sauge est un des ingrédients de la "sauce verte". |
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